Génération télétravail

Publié le 30 août 2018 par Ludovic de Luna | entreprise

Cet article est publié sous licence CC BY-NC-SA

télétravailler depuis chez
soi
Crédit photo par Goran Ivos depuis Unsplash

Bosser à 20 minutes ou à quelques stations de métro dans une ville dynamique est vraiment un pur bonheur. Et c’est ce que vivent environ 20 % d’entre nous. Mais pour la frange restante, soit 80 %, ce n’est plus tout à fait vrai.

Si l’on en croit les statistiques de 2015, une partie grandissante des travailleurs effectue un trajet domicile-bureau d’environ 50 minutes ou plus… Et cette tendance est à la hausse. On pourrait s’arrêter là et dire que tout le monde devrait se rapprocher de son lieu de travail, ça semble logique. Ainsi, nous pourrions continuer dans la saturation des transports, la création de plus en plus d’immeubles dans des zones déjà bien encombrées et participer à la flambée des prix de l’immobilier. Pas sûr qu’on améliore notre qualité de vie dans ces conditions.

L’autre solution, c’est ce truc bizarre qui nous vient d’outre-Atlantique, que certains ont pu remarquer dans des films hollywoodiens pas si récents. Les Américains appellent ça le remote work, que nous traduirons en télétravail chez nous. Ils ont saisi très tôt les avantages de cette formule et sont devenus précurseurs en la matière. Les États-Unis comptent environ 43 % de télétravailleurs à l’heure actuelle.

Ça semble sympa chez eux. Mais chez nous, c’est resté longtemps associé à des caprices d’ados fainéants. Le genre d’idée qui prouvait à votre employeur que vous étiez un resquilleur de première, juste pour l’avoir évoqué une fois. Résultat, nous comptons en France moins de 6 % de télétravailleurs.

La France, un pays dans lequel ce modèle ne peut pas fonctionner ? Pas vraiment. Depuis peu, la loi a évolué tout comme les pratiques en entreprise. Le télétravail est une carte séduction qui est servie aux côtés du café gratuit et du baby-foot. Quid de la situation actuelle et retour d’expérience d’un expatrié au pays du télétravail made in France.

Le télétravail, de la science-fiction ?

Hormis pour les métiers nécessitant une présence physique — un jardinier municipal aura beaucoup de mal à aménager les parterres floraux de la mairie depuis le salon de son appartement — une partie grandissante de la population pourrait travailler à distance. À la fin des années 90, an aurait pu croire à de la science-fiction. Mais le penser aujourd’hui est une forme de négation envers tous les changements qui s’opèrent depuis 10 ans, tant sur le plan des outils informatiques que des méthodes de travail modernes.

Posez-vous ces questions simples :

  • Mon entreprise dispose-t-elle d’une salle de réunion équipée en WiFi ?
  • Est-ce que j’échange le plus souvent en messagerie instantanée ?
  • Mon travail s’organise-t-il autour d’outils collaboratifs ?
  • Mon matériel informatique se résume-t-il (ou pourrait-il se résumer) à un ordinateur portable ?

Si vous avez répondu « oui » à ces questions, il reste une dernière chose à vérifier :

  • Ai-je une bonne connexion internet à mon domicile (ADSL / Fibre) ?

Si c’est « oui » de nouveau, alors félicitations ! Vous êtes un candidat potentiel au télétravail. Mais dans ce cas, pourquoi êtes-vous à nouveau bloqué dans votre train à cause d’une nième rupture de caténaire , d’une grève, d’un suicide sur les voies (sûrement pas un télétravailleur) ou tout simplement à cause d’une météo capricieuse ?

Management d’un autre âge

L’une des explications du manque d’attrait envers le télétravail pourrait venir d’un management à l’ancienne.

Il est bien connu qu’un employé efficace doit avoir son patron, manager — ou toute autre personne désignée — en permanence sur son dos. Ainsi, on est rassuré. On sait que cette unité de travail fait effectivement un travail, qu’elle respecte les horaires de bureau et que ses pauses ne sont ni trop longues ni trop fréquentes.

Ce qui précède aurait pu être une caricature rédigée par la CGT mais c’est une réalité pour une partie d’entre nous. Un modèle de management digne de Caméra Café, cette série de 2001 diffusée sur M6. Il me vient en tête l’un des épisodes : Jean-Claude usait d’une astuce dite « de la double veste » pour faire croire qu’il était au bureau. Une tricherie qui finira par se retourner contre lui. Plus efficace que la double veste de Jean-Claude, nous disposons depuis plus de 20 ans du basculement d’applications (alt + tabulation). Astuce maîtrisée par tout employé qui en a marre de se justifier sur tout.

Le présentiel n’est pas un rempart contre la démotivation, ni le gage d’un travail effectif. C’est juste une illusion de contrôle que nos managers devraient mettre définitivement dans la case des mauvaises pratiques.

Ce qui compte réellement n’est pas tant de savoir où le travail est réalisé mais de s’assurer qu’il est effectivement réalisé.

Le mythe de la sécurité informatique

Les données d’une entreprise, c’est son trésor. Le pire qu’il puisse arriver, c’est qu’il se retrouve chez le concurrent. Le problème du télétravail, c’est qu’il faut ouvrir un accès. Ce simple fait peut justifier un refus de la part de votre employeur.

Mais soyons honnêtes. Sauf si l’on a peu de considération pour la sécurité informatique, cette raison ne tient pas debout. Car aujourd’hui il existe des solutions :

  • Le réseau privé — ou VPN — est une technique répandue dans beaucoup de secteurs dont la banque-assurance et certains services de l’État. On peut créer un réseau privé facilement de nos jours et certains fournisseurs d’accès le proposent en option ;
  • Les applications d’entreprise supportent une authentification plus sécurisée que le simple couple utilisateur / mot de passe. On peut citer le certificat électronique ou la vérification en deux étapes (two-factor authentication) via votre téléphone mobile par exemple ;
  • La majorité des protocoles d’échange sont chiffrés. Que ce soit votre navigateur, votre messagerie, votre accès aux fichiers sur un réseau partagé… Tout est chiffré aujourd’hui ;
  • Les données contenues dans un ordinateur peuvent être protégées par un chiffrage, ce qui rend caduc tout risque de vol de données en cas de perte. Au grand dam du FBI et à moins d’avoir du matériel vraiment obsolète, vos postes ont déjà cette fonctionnalité : BitLocker pour Windows et File Vault pour macOS. Il ne tient qu’à vous de l’activer.

À moins que nos politiques ne décident d’affaiblir les techniques de chiffrement, ce qui serait assez stupide, l’accès depuis l’extérieur de l’entreprise ne présente pas plus de risque que ceux effectués en interne.

L’enfer d’être chez soi

Loin de moi l’idée que le télétravail est une solution pour tout le monde. Il s’avère que pour une partie d’entre nous, nous n’en voulons tout simplement pas.

Les raisons peuvent être d’ordre organisationnel :

  • La maison c’est pour la famille, le bureau pour les collègues ;
  • Manque de place pour dédier une zone professionnelle chez soi ;
  • L’accès au réseau est bien trop mauvais (pas d’ADSL ou de fibre).

Il peut aussi s’agir de raisons psychologiques :

  • Le contact humain est essentiel ;
  • Il est difficile de se motiver en dehors du bureau ;
  • Sensation d’isolement ou de mise à l’écart.

Même s’il y a des solutions, le choix de chacun doit être respecté.

Alors quoi ? C’est foutu ? On enterre l’idée et on continue dans notre modèle post-industriel ? Mais que dit la loi sur le sujet ?

Loi travail 2.0

Il est vrai que le télétravail devrait rester le choix du salarié. Et c’est en ce sens que la loi a été changée en septembre 2017. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’inclure le télétravail dans nos contrats de travail, ce qui assoupli son usage.

Si votre activité est compatible avec un travail à distance, l’option du télétravail vous est ouverte. Il peut s’agir d’un télétravail partiel, à temps complet (aucune heure effectuée au bureau) ou occasionnel. Dans les deux premiers cas, il faut un accord de branche ou d’entreprise. Mais dans le cas du télétravail occasionnel, un simple accord par e-mail suffit. Pensez-y aux prochaines grèves et autres empêchements.

Notez toutefois que l’employeur n’a pas l’obligation d’accepter, mais il devra motiver son refus. S’il accepte, je vous recommande :

  • De prévoir la possibilité de revenir au bureau si le télétravail est mal vécu ;
  • D’être précis sur le lieu et les horaires (même flexibles). N’oubliez pas : la France a voté un droit à la déconnexion ;
  • D’être effectivement en mesure de télétravailler en vérifiant que tout fonctionne avant ;
  • D’utiliser le matériel fourni par l’entreprise, ce qui exclut votre ordinateur personnel.

Pour en savoir plus, je vous recommande cet article publié par le ministère du travail. Maintenant qu’on a tous les éléments, comment passer concrètement au télétravail ?

Changer ses habitudes

La première chose qui vient en tête lorsqu’on parle de télétravail, c’est de savoir quels outils utiliser. Mais en fait, c’est la seconde étape. La première étape est de préparer les esprits à travailler sous ce modèle. Ce qui veut dire :

  • Pour le salarié : préparer un espace dédié au travail chez soi. Sont exclus le salon où les enfants jouent le mercredi, le garage, un coin du lit et même les toilettes (je sais, vous êtes déçu). Ce qu’il faut, c’est une pièce dédiée à votre activité de télétravailleur les jours ou vous l’êtes ;
  • Pour l’entreprise : adopter une mentalité ouverte au travail à distance pour lequel on n’associe pas télétravail et privilège (ce n’est pas une carotte). Tout le monde doit être logé à la même enseigne ;
  • Planifier les jours de télétravail sur un agenda partagé ;
  • Si vous avez du mal à vous imposer des horaires, faites sonner votre téléphone pour démarrer la journée, l’heure du déjeuner / retour et la fin de journée ;
  • Rendez-vous service en résistant à l’envie de faire du boulot tous les soirs parce que l’ordinateur est à portée de main. Libre à vous de faire des extras ponctuels, mais n’en faites pas une habitude au risque de glisser vers le burn-out ;
  • Si vous faites du télétravail à temps complet, profitez du gain de temps obtenu par la suppression des transports pour faire du sport !

Une fois qu’on est prêt dans sa tête, il faut s’équiper avec les outils adéquats.

Les bons outils font les bons ouvriers

Pour travailler à distance dans de bonnes conditions, il faut :

  • Une messagerie classique par e-mail. Je précise, mais c’est évident ;
  • Une messagerie instantanée. Nous utilisons Slack, mais tout autre service de ce type fait l’affaire. Si vous souhaitez l’héberger vous-même, regardez du côté de Mattermost ;
  • Un service d’échange de fichier de type Google Drive. Si votre entreprise dispose de son propre service de partage, c’est aussi bien ;
  • Une solution de visioconférence avec partage d’écran. Et ce dernier point est essentiel, car il donne du dynamisme aux échanges et permet de mieux se comprendre. Nous avons opté pour Google Meet qui s’interface à merveille avec Google Calendar (surprenant, hein ?).
    Notez que tout le monde n’est pas forcement à l’aise face à une caméra. Soyez conciliant le temps que ça devienne une habitude ;
  • Un agenda partagé de type Google Calendar. Tous les évènements importants dans l’entreprise doivent y être répertoriés ;
  • D’autres outils sont nécessaires selon les équipes, alors prenez le temps de faire un tour d’horizon. À titre d’exemple, nos équipes UX ont opté pour Figma qui permet de travailler à plusieurs en simultané sur une maquette graphique. Nos équipes de développement ont choisi Gitlab pour gérer et réviser le code que nous produisons ;
  • Un intranet vraiment abouti, c’est-à-dire :
    • Avec annuaire comportant la spécialité de chacun, avec photo idéalement. Pensez à l’accompagner d’un organigramme ;
    • Un wiki général et potentiellement un wiki par équipe ;
    • Une section publiant les dernières évolutions et nouvelles importantes que l’on partage avec les équipes proches ou toute la boîte ;
    • Une solution dématérialisée pour toutes les procédures administratives (congés, absences, achat, notes de frais, etc.) ;
    • Une section mettant à disposition les textes légaux et engagements dans l’entreprise, l’équivalent des affichages obligatoires dans les bureaux.

Avoir les bons outils permet de démarrer en télétravail. Mais ça ne fait pas tout, il faudra renforcer la cohésion d’équipe… Et c’est là que ça peut coincer pour le télétravailleur.

Seul au monde

On a beau avoir tous les outils qu’il faut, la sensation d’isolement est toujours là et c’est un sentiment partagé par 65 % des télétravailleurs. Peut-on parler d’échec ? Peut-être pas, mais il faut trouver le bon rythme et la formule qui convient.

Le télétravail partiel est plébiscité par la majorité des employeurs qui ont sauté le pas. C’est une bonne approche, car elle apporte déjà de la plus-value en limitant le risque d’isolation. Mais il est toujours présent et il concerne davantage les télétravailleurs à temps complet (aucune heure passée au bureau). Dans les deux cas de figure, il faut combattre ce phénomène.

La visioconférence est la pierre angulaire du télétravailleur, car elle représente le seul contact direct qu’on peut avoir. Il faut donc provoquer les rencontres :

  • Avec votre chef de projet, a minima une fois par semaine (on espère plus) afin de suivre au mieux les travaux. Ceci limite les besoins en longues réunions et détend les relations à long terme ;
  • Avec le reste de votre équipe, une fois par semaine, afin de donner vos retours sur les encours. Essayez de rester informel, vous seriez surpris de l’orientation de certaines rencontres ;
  • Avec votre binôme ou ceux qui participent activement au projet autour de vous. Dans l’idéal une fois dans la journée ou tous les deux jours. Ceci vient compléter les échanges en messagerie instantanée qui doivent être fréquents en journée ;
  • Avec d’autres membres autour d’un sujet commun sous forme d’atelier. Ça permet d’apprendre des choses ou de réfléchir autour d’un besoin. La fréquence des ateliers dépend de la disponibilité de chacun, mais en prévoir 1 ou 2 dans le mois est un bon rythme ;
  • Enfin, dès qu’on ne peut pas résumer ce qu’on souhaite dire via une phrase en messagerie instantanée. Et c’est encore plus vrai si votre interlocuteur est en télétravail également.

La messagerie instantanée est un bon moyen de donner des couleurs à une journée. Abusez-en pour tous les sujets, même ceux qui n’ont rien de professionnel. Le principal est de ne pas rester scotché sur des fils de discussion, mais d’utiliser les messages lors de nos coupures afin de lever la tête de l’écran (si on peut dire).

Avec tous ces outils, on pourrait penser qu’on peut vivre dans notre bulle virtuelle sans jamais rencontrer nos collègues pour de vrai. Un aperçu d’un monde ultra connecté futuriste, un peu comme dans le film Clones avec Bruce Willis. Tout comme on peut le constater dans le film, et bien que j’adore la technologie, le virtuel ne doit pas se substituer au réel.

Retour à la réalité

S’enfermer au pays du virtuel n’est pas vraiment une chose à faire. Il faut donc revenir dans le monde réel via des rencontres avec les collègues : les membres d’équipes proches ou — si la structure est petite — toute la boîte. Cela permet de renforcer la cohésion entre nous. Et pour les télétravailleurs, c’est essentiel : ça amène du concret dans tout ce virtuel.

Chez Synbioz, nous organisons tous les 3 mois un rendez-vous avec toutes nos équipes. Ça peut être dans les bureaux ou en dehors, via une formule plus ou moins informelle et qui s’étale sur 2 ou 3 jours de folie.

On parle boulot bien sûr, retour d’expérience, idées farfelues, des envies pour notre boîte. On fait également des recherches en groupe ou des mini-projets. Et il y a les sorties pour s’aérer l’esprit. C’est un moment vraiment spécial et important pour tout le monde. Eh ! Avez-vous remarqué que sa photo sur l’intranet est vraiment vielle ? Il a une barbe épaisse maintenant !

Au-delà des rencontres, il y a aussi les évènements autour de nos produits technologiques : Rubyconf, ParisWeb, ElixirConf EU… N’oubliez pas non plus les meetups de vos régions pour échanger avec des personnes de tous horizons autour de vos technos favorites.

N’ayant pas fait directement l’expérience en ce sens, je précise aussi qu’on peut utiliser des espaces de coworking. C’est parfois une bonne solution et si on est plusieurs d’une même boîte, c’est encore plus chouette.

Gains apportés par le télétravail

Si la réduction du temps de trajet était à l’origine de l’initiative, il y a pas mal d’autres gains qui viennent autour du télétravail :

  • Concilier vie privée et professionnelle. C’est le Saint Graal de cette décennie. On peut mieux gérer les besoins familiaux (la nounou, enfant malade, prof absent, rendez-vous) en étant chez soi de même que toute urgence imprévue : garage, plombier…
  • Même quand on n’est pas à 100 % de sa forme (mal de crâne ou autre tracas de santé bénin), le fait d’éviter la jungle des transports permet de rester efficace. Attention à ne pas en abuser : ne pas télétravailler en cas d’un arrêt de travail et prévenir son employeur comme à l’accoutumée. Dans le cas contraire, vous pourriez vous attirer des ennuis ;
  • Plus d’autonomie, ce qui permet de mieux se positionner dans l’entreprise. C’est aussi un gage de confiance de l’employeur. De fait, je fais tout pour être à la hauteur de cette confiance ;
  • Éviter de s’abîmer les oreilles avec son casque. Au bureau, on n’a pas le choix, j’avais le casque quasiment tout le temps, ce qui n’était pas génial. En télétravail, j’ai la musique sur baffles et mes oreilles me disent merci ;
  • Moins d’interruptions dans le travail. C’était inévitable avant et pénalisant de devoir se replonger dans un problème une fois qu’on a été interrompu. En gérant les moments où je peux être interrompu, je suis plus concentré et efficace ;
  • Bosser un peu plus le soir quand il y a besoin en évitant la peur de se retrouver en heures creuses côté trajet. Sans pour autant en faire une habitude, je ne remets pas à plus tard quelque chose qui doit être peaufiné. En fin de journée, les objectifs sont bouclés.

Avantages pour l’entreprise

À la base, je pensais qu’il n’y avait aucun avantage pour l’employeur. Le télétravail, c’est d’abord pour le salarié. Mais c’est faux. C’est un équilibre qui profite aux deux :

  • Chose amusante, on constate une baisse des absences et arrêts maladie pour les sociétés pratiquant le télétravail ;
  • Pas de risque sur l’activité en cas de grève des transports ou d’intempéries ;
  • Davantage de disposition des équipes à donner un coup de collet quand c’est nécessaire ;
  • Un engagement plus fort, car le télétravail est un gage de confiance ;
  • Meilleure qualité du travail rendu grâce à l’abaissement de la fatigue ressentie lors des trajets ;
  • Amélioration de l’image de l’entreprise. On associe au télétravail les notions de modernité et d’humanité. Les professionnels de l’IT y sont devenus sensibles après la mode des SSII / ESN pas toujours en phase avec les notions élémentaires d’éthique ;
  • Attractivité sur le marché de l’emploi, ce qui fait la différence face à un concurrent mieux positionné côté salaire et avantages ;
  • Pas d’impact lors des travaux dans les bureaux (parfois des travaux annexes) qui perturbent les salariés sur place. Idem si l’entreprise planifie de déménager : c’est indolore sur l’activité ;
  • Moins d’effet « mouton » lié aux personnes qui en entraînent d’autre dès lors qu’elles sortent (pour fumer ou autre). Le rythme des salariés est le leur et pas celui du groupe ;
  • Pas d’attente pour dégoter une salle de réunion. La visioconférence depuis son portable permet des réunions plus courtes et mieux ciblées. Cela peut modifier la façon dont les espaces sont agencés dans vos bureaux et rendre l’ensemble plus convivial ;
  • Dans le cadre d’un télétravail à temps complet, l’employeur peut dénicher des collaborateurs en dehors de sa zone géographique. C’est intéressant si l’entreprise souhaite se rapprocher de ses clients sans se pénaliser dans son processus de recrutement ;
  • Dans certains cas, on peut se permettre d’avoir des bureaux plus petits en plein centre-ville, là où le prix de l’immobilier est élevé.

Au final

Je pense que cette évolution dans les méthodes de travail est dans l’air du temps. C’est quelque chose qui va transformer la relation à l’entreprise en donnant plus de souplesse dans nos modes de vie actuels.

Le télétravail chez Synbioz est une valeur inscrite dans son ADN depuis sa création en 2009. Après un passage par EuraTech, nous ouvrons nos bureaux à Lambersart (Lille). Ils deviendront très vite notre lieu de rencontre trimestriel pour tous les télétravailleurs, une partie de nos équipes étant éparpillée aux quatre coins de l’Hexagone (et parfois au-delà). Les collaborateurs à proximité sont en télétravail partiel (2 à 3 jours par semaine en choix libre) pendant que d’autres favorisent la présence au bureau. Aujourd’hui encore, nous continuons d’expérimenter. Mais il est indéniable que l’apport en termes de souplesse et de cohésion est tangible. C’est pourquoi nous pouvons parler de réussite dans notre cas.

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Alors n’hésitez plus ! Essayez-vous au télétravail, sans brûler les étapes, en vous adaptant aux possibilités de chacun. Pour aller plus loin, je vous recommande cet ouvrage : « Remote: Office Not Required ».

Ressources


L’équipe Synbioz.
Libres d’être ensemble.